C'était ce matin de bonne heure, vent calme et soleil modéré, au terrain du club. J'en ai profité pour tester le décollage de mon Duo Discus Airtech 5,33m en autonome FES depuis une piste en herbe.
Un petit vol sans stress avec mon Funny Cub multiplex, c'est dire si le temps était calme pour cet Indoor.
Le titre résume l'histoire, l'histoire résume la séance de vol et la séance de vol résume le doigté du Kangourou sur son émetteur.
C'est un peu compliqué, dit comme cela, mais pour faire plus simple :
YAAAAAHOOOOO KANG a fait un VOL DOS ! (avec virage, sans perte d'altitude et sans crash)
C'est le premier vol dos réussi du marsupial, alors ça se fête. Et je n'aborde même pas l'éloge de tous ses renversements et galipettes, parce que dans le ciel, la guêpe dépotait du tonnerre, dans tous les sens et à toute vitesse.
Et c'était beau à voir, même si l'éclairage naturel était tout pourri.
Et d'un an de vie active et trépidante. Joyeux Anniversaire, le blog.
On en profite pour détailler les moments forts, et faire le petit bilan traditionnel de l'année.
2010.
En 2010, la flotte compte 6 moto-planeurs, mini-hélico et avions-jouets non compris :
ASW22 de MCM
Nimbus 4 de TANGENT
Discus de GRAUPNER
Ventus de TOPMODEL
Spirale de T2M
Flip n°2 de T2M
En 2010, nous avons connus deux crashs "durs" : le Ventus, décédé à la suite d'une rupture du fuselage, et le Flip, écrasé par les deux pneus arrières de notre Ture.
En 2010, nous avons recensé environ 17 pistes de vol, dont une piste de vol de pente, et une piste-plage en bord de mer.
En 2010, nous avons volé au soleil couchant, sous l'orage ou sous la neige, en moyenne deux fois par semaine, soit 104 fois dans l'année. Soit 156 cycles de batteries dans l'année.
En 2010, nous avons pris un peu plus de 5 600 photos de planeurs, dont 710 photos ont été postées sur le blog en 50 diaporamas. (19 diapos d'ASW22, 8 diapos de Nimbus, 7 diapos de Spirale, 4 diapos de Discus et 5 diapos de Flip).
En 2010, nous avons réalisé (et bidouillé avec l'enfer personnifié, Windows Movie Maker) une trentaine de vidéos de décollage, d'atterrissage ou simplement de vol tranquillous.
En 2010, les ailerons de notre Nimbus 4 ont été repeints en bleu et Kangouzu s'est acharné sur sa version définitive du terrible mulet satanique : notre chariot pour décollage autonome.
Enfin, en 2010, nous avons posté 104 messages sur ce blog, visité par 2 195 visiteurs à l'année, soit 183 en moyenne mensuelle. C'est également 4 324 pages vues.
En 2010, je tiens à citer quelques personnes en particulier :
- Rémy Devilliers, pour son article dans la rubrique Réalisation des copains
- Noisyskies, pour la qualité de ses montages, que je pique régulièrement
- Monsieur Risbourg, pour avoir fait suivre l'article sur le mulet, et puis parce qu'on est des visiteurs fidèles des GPR.
- Alain Herrault, parce qu'il fait vraiment de jolies photos et qu'il faut visiter son site.
Premiers rayons de soleil noyés entre deux nuages, et premier jour sans grain. Pas de vent, ça commence à devenir bon.
L'Alpina a découvert avec joie les quelques rocheuses de la plage, et caquette au dessus de l'océan comme un goéland en quête de far.
(Ce qui fait beaucoup de bruit. On peut témoigner. )
Naturellement et comme nous respectons profondément tout ce qui vole, nous n'allons jamais près des falaises, et restons au dessus de l'eau. Les mouettes, d'ailleurs, nous ignorent profondément.
Sporadiquement, on en voit une qui passe, qui nous toise et qui nous tourne le dos.
(Ce qui est bon signe. "Fiente de mouette, tempête, fiente de goéland, beau temps.")
Globalement, nous sommes profondément tranquilles, tous les trois. Quelques pécheurs viennent titiller les crustacés mais plusieurs kilomètres de silice s'étendent de la pointe à gauche à la pointe à droite.
Kangouzu gère à fond les atterrissages "à la bretonne", sur des zones courtes et malgré les touch and go à la pose.
Nous avons du surprendre les campeurs qui au loin, de leurs bungalows, ont vu passer un oiseau bien inhabituel.
Une demi-heure de vol plus tard, on peut le dire, la Bretagne, ça nous gagne.
La star aujourd'hui, ça n'est pas l'Alpina, c'est Titi.
C'est lors d'un méga joyeux vol estival que l'on a rencontré ce guilleret plumé qui nous a suivi et accompagné durant la séance.
Il était tout mignon, jaune comme du colza, jaune comme le soleil.
Ca réchauffe le coeur, un pioupiou comme ça.
L'Alpina a était quant à lui à la hauteur, se donnant en spectacle face à notre nouveau copain, boucles inverses, boucles reverses, boucles dans tous les sens au milieu des cottoneux du ciel.
Je vais essayer chuchoter avec tact et délicatesse, tant qu'aucune hélice ne vrombit dans un vrouuu tapageur.
Voilà voilà, une année s'achève donc, avec son lot de nouveautés incroyables et de petites étoiles dans les yeux.
Malheureusement, Kang et moi avons eu quelques contraintes, limitant nos articles au strict minimum pendant plusieurs mois, et pour encore quelques mois à venir.
Cependant, nous ne loupons pas l'occasion d'adresser nos voeux à tous ceux qui passent régulièrement ou aléatoirement feuilleter nos péripéties.
Bon, le premier vol (first fly) à bien failli être le dernier (last fly) :-((
Je m'explique : étant habitué à avoir de bon débattement dans mes gouvernes, j'ai mis "plus" que préconisé sur la notice notamment sur les ailerons et la profondeur; de même après avoir lu des articles sur divers sites de modélisme, j'ai reculé d'emblée le centre de gravité.
Ce jour la, je lance face au vent (bien présent !), gain du gyro à zéro et moteur plein pot, le planeur part correctement et monte à une soixantaine de mètres, par prudence je coupe les gaz car quelque chose me chiffonne... Le planeur part alors dans un véritable rodéo que je parvient difficilement à contrôler, montagnes russe, décrochage, je me retrouve vent de dos à essayer de garder le planeur à plat en effleurant les commandes. Le planeur allonge, allonge en accélérant et atterri à grande vitesse dans un champs voisin à 150m ! Je récupère l'oiseau blessé les oreilles basses :-(
Bilan : les ailes déboîtés n'ont rien (ouf), le fuselage à une belle petite fracture derrière le bord de fuite sur le moitié de la section, le reste empennages et l'avant est OK. De retour à la maison, je reprend un peu de moral et constate que la réparation est abordable. Le fuselage sera remis sur pied en deux jours. Il en gardera une belle cicatrice, pas de faiblesse structurelle en tout cas, voici quelques photos avant la mise en peinture...
Conclusion : j'en déduit plusieurs erreurs de ma part: Le Centre de gravité semble trop arrière, les débattements sont excessifs, trop de vent pour ce premier vol et un peu d'appréhension. Pour le prochain essai je décide de m'en tenir aux réglages de la notice et j'avance le CG en diminuant les débattements. Pour le prochain décollage je mettrai un peu de gain au gyro pour stabiliser et choisirais un jour sans vent.
Avec cette nouvelle configuration, j'ai enfin un planeur qui vole !!!
Pour le décollage pas la peine de courir, face au vent une bonne impulsion du bras suffi, la traction du moteur fait le reste. La montée est donc très correcte sous un angle de 30 degrés (5m/s et 6 à 7m/s avec du vent) en 3S lipo. Au bout d'une trentaine de secondes on peut couper le moteur, les 200 mètres sont largement atteint. Les 3200 grammes du planeur ne se font pas sentir et la finesse est bien la avec un taux de chute faible. Le profil fin et les cordes généreuses des ailes font merveille !
La maniabilité de l'appareil est très bonne aux ailerons, la profondeur précise mais un peu lente (résolu par le changement de servo) et la dérive me semble assez efficace (contrairement à ce que j'avais lu sur certains sites). J'avais mis le maximum de débattement possible sur cette axe et ajouté beaucoup d'exponentiel inverse; je sais c'est de la triche, mais cela fonctionne plutôt bien :-)
Dans ces conditions, les virages sont propres et les spirales bien stables malgré un dièdre quasi inexistant.
Quelques figures de voltiges de base, boucles, tonneaux et passages rapides prouvent le bon comportement du vitesse.
Le récepteur gyro Wingstabi fait des merveilles, le planeur étant déjà stable par nature, la il devient impérial. Les trajectoires sont propres quelques soit les conditions, vent faible ou moyen, le planeur tire bien sont épingle du jeu.
le gyro compense également très bien l'absence de dièdre et facilite la spirale.
Avec les vols successifs et les débattements maîtrisés, j'ai pu finalement reculer le centre de gravité et me passer de plomb d'équilibrage. Mon CG s'établi maintenant à 92mm par rapport au 80mm de la notice !
En position "vitesse" les volets sont relevés de 1mm (à peine, car ils ne débattent pratiquement pas vers le haut !) et l'on peut transiter avec un bon badin et remonter le vent. En position "thermique" le planeur se calme en évolue tranquillement pour détecter les faibles ascendances. Il n'est jamais vicieux, pas de décrochage sournois à craindre :-)
Volets en lisse, phase "normale" le planeur donne tout son potentiel et c'est un régal de parcourir la plaine à 200 m d'altitude. La finesse et la vitesse d'évolution bien adaptée permette de parcourir beaucoup de distance, c'est assez impressionnant !
Le volume d'évolution est immense et du coup, on regrette presque que le planeur ne fasse que 3 mètres d'envergure !!!
Pas de soucis à l’atterrissage, l'appareil allonge évidemment, mais lorsque l'on sort les "crocos" le planeur se place sur une bonne pente de descente à vitesse réduite et avec la stabilité du gyro, on pose facilement. Seul regret les ailes trop près du sol ne vieillirons pas bien et l'entoilage se marquera (ce n'est pas du "tout fibre").
Du coté de l'optimisation, les servos profondeur et direction ont été remplacé par des numérique HV et l'helice par une 15x8 qui donne un bon compromis traction, consommation. Pour les housses des ailes, je les ai commandé chez Revoc, excellente qualité (prendre ceux de l'alpina 3001, un peu serré mais ça va quand même).
Le crash du premier vol est maintenant bien oublié et voila un planeur qui mérite d’être connu. Facile à mettre en oeuvre, à lancer seul et à piloter, polyvalent et de plus très performant, une belle réussite !
Autrement dit, quand il fait moche, il fait moche.
Si vous n'aviez jamais soupçonné le nombre de nuages désaturés et de brumes légérement fantomatiques que peut contenir un écran de ciel, vous êtes prêt à en recevoir un bon échantillon.
Heureusement qu'il y avait notre bel Alpina pour mettre de la bonne humeur avec ses autocollants azurs.
Le kang a la totale maîtrise du retourné de crêpe, des virages serrés et de pointes façon mach 1.
C'est bien beau à voir, surtout sur fond de Mont Chauve vaporeux.
Le gros grand large rougeoyant s'est pourvu en mai dernier de nouveaux éléments décoratifs. Ca y est, il a récupéré ses winglets et des petites rayures lui ont poussé près des saumons.
Le voilà prêt à aguicher les nuages.
Nos derniers vols cependant nous ont servi à peaufiner le mixage butterfly. Après quelques loupés, on peut considérer que désormais, ce réglage marche.
Le voilà prêt à se métamorphoser en mouche à beurre.
Brave planeur !
(PS : je note qu'il faut que nous soignons davantage nos atterrissages. On en a eu un vraiment VRAIMENT trop long, la dernière fois, lorsqu'il a glissé sur la terre meule. A voir.)
Hé oui, mon adorable marsupial s'est payé une grandiose tranche de vol en compagnie de deux cigognes, spiralant avec le 22 dans la moiteur primesautière.
Mais je n'étais pas là pour voir ça, donc pas de clic-photo, et pas de témoignage audio-olfactivo-visuel.
Frustration ultime.
Toutefois, on a quand même fait un splendide planage la semaine dernière, avec un décollage qui dépote, et un atterissage qui atterrote des mémés.
Cette fois, nous avons troqué la neige pour de la glace. Le sol est gelé comme un vieux trappeur du Klondike légèrement vêtu et les stalactites concourent au plus long sur tous les parapets.
L'Electro trainer a récupéré sa moustache, et Kangouzu l'a propulsé droit vers le nord. Il s'est payé une petite tranche de vol de cinq minutes, avant d'avoir les patounes trop engourdies pour manier un émetteur trop froid.
L'avion vole bien. Il plane même un peu, si on l'y pousse. Notre premier looping fut un fiasco, et l'atterrissage, quant à lui, se termina en soleil, le nez planté en profondeur dans notre patinoire, roulé boulé et pof, sur le dos. Le train s'est déboité, mais la bête est sauve, et prête à y retourner, quand les températures seront un poil plus clémentes.
Hop, hop, j'en profite pour faire la petite conversation de celle-qui-a-eu-très-peur-alors-que-rien-de-grave-ne-s'est-passé.
Avec Kang, on a eu une punaise de mauvaise sale frayeur qui craint, aujourd'hui, et ça me fait me poser des questions, au niveau des améliorations sécuritaires que l'on peut apporter à une grande plume.
Je m'explique :
Temps super, vent du sud, 30 C°, des cirrus et quelques lenticulaires, piste dégagée au décollage, suffisamment éloignée de tout pour que l'on ne s'approche ni des routes, ni des infrastructures. ( Hormis the big silo, facile à éviter. )
Tout devait bien se passer. On avait choisi l'ASW22, bon planeur de gratte, le plus sécurisé de tous, sur lequel Kang a l'habitude de voler.
Ben on a quand même frisé le danger.
Le ciel s'est mis brutalement à changer. En quelques instants, on s'est retrouvé sans le moindre vent, avant de s'enfiler des cirro-cumulus en champ de coton interminables, pendant que des piles d'assiettes trainaient partout à raz de l'horizon. Les champs de blés et de tournesols avaient chauffé pendant toute la matinée, et on s'est retrouvé dans le contexte du " ooouuh ça grimpe ! "
Tout content que nous étions, on a donc grimpé. Jusqu'à, aller 200 mètres. Puis 300. Puis en fait, même en ligne droite, avec les aérofreins sortis à fond et volets ouverts, ça grimpait encore.
Je sais pas si vous imaginez, on a du atteindre les 600 mètres d'altitude, si bien que le planeur de 8 mètres d'envergure devenait presque invisible. J'ai vraiment cru qu'on allait le perdre. Et je ne sais pas trop ce qu'il advient d'un planeur de vol à voile, une fois hors de portée de vue, et hors de portée d'émetteur. Ca mange les kilomètres, ça peut tenir un moment seul, mais faut bien que ça redescende, et ou ?
Finalement, je pensais que la distance de sécurité était bonne, mais on était quand même qu'à quelques kilomètres d'un village.
Kang a du user de tout son art pour le faire décrocher. Enchainer les spirales descendantes, décrocher, faire exprès chuter le planeur en le freinant.
Parce que bon, involontairement, ça on sait le faire, mais volontairement, c'est quoi la procédure pour descendre en vrille sans prendre de vitesse ?
Bref, on s'est fait happer complètement dans des ascendances qui nous dépassaient, et j'ai eu les jetons.
Ce qui nous a sauvé, outre l'expérience de Kang, ce fut de voler à la verticale au dessus de nous.
J'ai appris ce midi qu'une alerte vigilance orange avait été placée dans la région. Dommage qu'on ne l'ait pas su avant, on aurait été davantage vigilants. ( Encore que, rien ne laissait supposer des ascendances si fortes. Pas de cumulonimbus, pas de ciel gris, et même pas une forte chaleur. Il avait plu la veille, après tout. )
Enfin, au final, rien de grave. Il est redescendu difficilement, et on s'est contenté d'enchaîner les passages bas, surtout que des rafales se levaient. ( et tant mieux. Le vent dans les aéfs, ça assure ! )
Du coup, et après épilogue, les propositions ont fusé :
- un Mixage croco spécial, pour prévenir les cas comme ça et faire descendre fort la bête. Faut qu'on se penche dessus.
- Il existe un système de télémétrie, permettant de savoir à quelle vitesse il monte, et à quelle altitude il se trouve. Ca coûte bonbon, mais je crois que ça pourrait nous éviter de recommencer ça.
- S'équiper systématiquement d'une paire de jumelle, pour "le pire". ( Puis d'un extincteur. On ne sait jamais )
Aujourd'hui, nous pouvons définir concrètement et avec exemple l'expression "Se vacher".
( Autrement dit, se vautrer, se viander, se carpéter, prendre lourdement une tôle, atterrir salement, la honte au front et la peur aux tripes. )
Étymologiquement, les planeurs se vachaient lorsqu'ils étaient en panne d'ascendances et ne pouvaient rejoindre leur supposée piste d'atterrissage. Ils devaient alors choisir en toute urgence un champ à peu près plat, si possible sans culture et avec ultime espoir qu'il n'y ait pas de vaches inopinées. ( d'où le terme, hein )
En général, il n'y avait pas de casse, parce que les pilotes étaient super trop forts. On devait juste s'enquiquiner à rapatrier l'engin à l'aéroclub d'origine.
C'est un peu ce qui s'est passé pour le 22 en moins conséquent. Pris dans notre élan, la puissance nous manqua pour refaire un tour, et Kang dut hésiter entre le "trop long" et le "aaaah aïe". Prestement, il choisit la solution la moins pire.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Notre grosse bête se posa tel un mammouth rebelle en biais, en pente, l'oeil mauvais, dans les cultures mi-hautes ( mais heureusement, mi-basses ) dans un "poc" sonore.
( Un peu comme le so big volcan Eyja-chan, dans un "poc" très sonore, qui m'inquiéta, pour tout vous dire. )
Et que vîmes-nous lorsque nous approchâmes ?
Robert qui gambadait joyeusement avec toute la verrière et le simili tableau de bord. Le planeur, lui, était en pleine forme. Tout sale par contre, je crois qu'il boude. Sa course céréalière l'a rendu vert prairie.
Ma batterie étant à plat, je n'ai pas pu immortaliser la bête échue, mais j'ai pu vous prendre quelques images d'avant, avec à l'honneur, Robert, notre vaillant pilote.
La route dégagée, la motte écartée, la luminosité éclatante.
Tout nous semblait correct, au premier regard, et pourtant, quelque chose gênait Kang, comme si une mouche s'était plantée dans ses lunettes ultra protectrice. ( vérifié : pas de mouche )
Il y avait un bug dans notre chariot.
Kang haussa un sourcil et contourna notre charrette. Puis, sa voix trébucha. " Y a une roue qui se dévisse. pfeuh ! "
Wololoh. C'était donc ça.
C'est sur cette principale inquiétude que l'on enchaîna un beau vol primesautier, avec les tracteurs passant à côté de nous, et les pies fredonnant une rumeur fleurie, sucrée et légèrement gazouillante. Rien de notable hormis cela : Kang joua de l'aile avec les ascendances et fit pour me séduire une boucle et deux renversements.
Pour le coup, on a fait fort, encore plus fort que d'habitude.
Température extérieure 9c°, vent du nord, 20 à 30km/h. Gros cumulus gagnant en puissance, avec quelques rares cirrus. En une heure, il ne restait plus rien, à part de la marmelade de stratus.
Nous nous sommes retrouvés ce matin pris dans des ascendances du tonnerre de diable desquelles nous ne pouvions plus descendre. Ca allait méga vite, et c'était méga trop bien.
Même les aérofreins sortis à fond n'ont pas réussi à nous faire tomber, Kang a dû enchaîner plusieurs vrilles et décrochages pour pouvoir perdre de l'altitude. Tous les moineaux tournaient autour de la zone.
Kang finit quand même par faire poser la bête sur la terre meuble et fraiche comme des œufs pondus du jour.
Graouh !
Sinon, on a des nouvelles de nos batteries triées et boostées : l'élément qui a explosé en a endommagé huit autres, si bien qu'on en a tout un tas à changer. C'est le service après vente qui prend les frais en charge, ils nous renvoient les pacs neufs bientôt. Paraît qu'on est un cas plus ou moins unique, et on nous a passé plein de conseils pour vérifier la charge, le deltapic, et autres statistiques.
Et sinon, comme nous étions inspirés et de bon poil, voici en bonus des traditionnelles photos la vidéo de l'atterrissage n°1, en crabant. Sitôt atterri et sitôt de la pluie, nous sommes partis humides, mais heureux.
A tout le monde, nous commençons par vous souhaiter une excellente année 2010 pleine de zoiseaux et de petites fleurs, de bulles de champagne et de bulles d'air chaud, de beau temps et de journées sans vent, et d'autres élucubrations joyeuses et chantantes.
Si la curiosité vous en démange, fouillez un brin sur ce blog et égayez-vous, car nous allons poster le plus régulièrement possible les traces des voyages de nos respectifs planeurs. Au programme, le fidèle ASW22, le Nimb Nimb toujours plus croustillant, l'allergique Spirale et le petit Flip, cadet de tous et bien d'autres. Note : tous les planeurs de Kang sont électriques et autonomes.
Le plus grand pilote de tous les abribus, Kangouzu, commentera de part et d'autres mes bafouilles et vous apportera sa sagesse et sa luminosité comme lui seul sait le faire.
Retour sur les dernières modifications de notre chariot de décollage ;
Après plusieurs décollages « virils » sur des pistes pas toujours bien pavées, j’ai remarqué que le train avant souffrait pas mal, malgré les renforts conséquents. J’ai donc décidé de mettre en place un carré en alu (10mm x 10mm de section) en renfort sur toute la largeur du train maintenue par 4 boulons BTR, en profitant pour refaire une fixation sérieuse du servo de direction. Là au moins, ça ne bougeras plus, même avec un planeur de 15 kilos.
Voici les photos :
Pour les paliers de directions, je les ai remplacé par des palonniers sur roulement à bille (utilisé en hélicoptère pour la commande du cyclique) ; on y gagne, moins de jeux et surtout plus de douceur et de précision en rotation (le servo de direction me dit merci !).
Voici les photos :
Enfin dernière modif et non des moindre, j’ai installé un gyroscope de voiture pour conserver une meilleur trajectoire lors du décollage. Je me suis procuré le GYC430 de Futaba. Il est installé sur un plat en bois dur parfaitement horizontal en plein centre du chariot.
Voici les photos :
Pour les réglages, j’ai choisi le mode conservateur de cap « AVCS ». Il suffit de positionner le chariot parfaitement dans l’axe de la piste avant de brancher la prise du servo sur le planeur. Après quelques secondes, le gyro s’initialise tout seul et la led rouge s’allume fixe indiquant que la procédure s’est bien déroulée. Le chariot est alors en compensation automatique, si une force extérieure (vent) ou une aspérité de terrain modifie sa trajectoire il tente de lui-même de se remettre en ligne droite et de reprendre le cap d’origine. Bien entendu, vous gardez la main à tout moment pour corriger par vous-même avec le manche de direction, sauf que la correction sera beaucoup plus facile et rapide.
Une petite video, si l’on bouge le chariot à la main :
Aujourd'hui, chaleur intense dans la campagne, avec ses 21°C celsius.
Nous atteignons le point culminant de l'été, et notre entourage proche ne s'y est point trompé.
Les garennes sont de sortie, ils courent dans la luzerne et bondissent de plantes en plantes, en regardant au loin, passer les planeurs.
(Et si, c'est vrai. Les lapins peuvent regarder passer les planeurs, avec un regard intéressé. Nous étions suffisamment prêts pour voir briller leurs yeux moites.
Héhé... )
Donc, voilà, vive les lapins, et surtout, vive l'ASW 22, qu'a une fois de plus piloté avec succès mon fieffé Kangouzu. =)