J'ai choisi de rester sur ce que je connaissais bien en simplifiant l'installation radio. Pas de gyro sur ce modèle, un récepteur 12 voies M-Link alimenté par le BEC d'un Contrôleur Kontronik que j'avais en stock. Ces équipements sont fiables et costaud. Le BEC du Kontronik est réputé pour délivrer un courant "vrai" de 5 ampères et tient les pointes à 15 ampères. Cela devrait convenir, je reste en 5 volts car j'avais des servos en stock de cette tension et de plus cela me permet, en secours, d'utiliser une batterie nimh 4,8v et 2000mah Eneloop.
Du coup, une prise "Master" et une prise "Slave" du contrôleur alimente mon RX en directe lorsqu'on branche l'accu de propulsion et l'accu de secours est branché en parallèle directement sur deux voies libre du RX. Cela me fait 4 prises JR pour alimenter le récepteur en répartissant le courant, sans aucun inter ou régulateur supplémentaire. C'est l'avantage du kontronik qui gère cela tout seul ! simple, fiable et efficace.
Voici le fichier PDF de mon installation radio et de ma motorisation :
Discus_2B_Equipement
Le fuselage :


C'est un beau morceau, tout en rondeur malgré que le modèle ne fasse que 4 mètres, j'adore !. C'est l'avantage de cette échelle 1/3,75 pour un planeur d'allongement modéré comme le Discus, cela permet d'avoir de beau volume. la verrière bascule sur le coté par un système de charnière latéral bien connu et est verrouillée par deux aimants assez costaux. pas de cockpit ou siège, il faudra trouver une solution, si on veut faire un peu maquette. on voit la solide emplanture qui accueille le passage des clés carbone carré des ailes et les pions de centrage ainsi que l'empreinte pour la prise informatique DB9 de raccordement des servos d'aile. C'est très bien. Pour la commande du volet de dérive, je reste sur une solution qui me convient bien; une solide baquette en samba cours jusqu'à la queue de l'appareil sur laquelle sera fixé tout du long une gaine bowden et une rallonge pour le servo de profondeur. Une ouverture est faite dans les nervures de dérive pour passer la rallonge qui "monte" au sommet de la dérive. Le volet de dérive est classiquement clipsé sur le montant arrière, c'est parfait.




Sur la photo ci dessus, on voit bien la baguette qui file le long du fuselage.
Pour le stabilisateur, un servo d'aile est mis en place dans un logement prévu sur l'un des coté du stab. le guignol réglable est fourni dans l'accastillage du kit. La trappe est refermée par des petite vis M2.



Le Moteur :
On installe le moteur, un excellent hacker A40-10L Turnado. Dans cet version "Glider", l'arbre est rallongé et parfaitement guidé par un support prolongateur intégrant un roulement. L'avantage est évident et le moteur est en retrait par rapport au nez du planeur, fixé sur un couple en fibre de verre ; mais surtout pas de cône et de nez à couper ! l'arbre passe simplement par l'ouverture prévu pour le crochet de remorquage à l'avant. Sur les photos, on voit le moteur, le couple en FDV doublé avec des inserts en alu pour les 4 boulons M4 de fixation. Voici la technique pour caler le piqueur moteur. Le fuselage est fixé avec l'emplanture des ailes calé à 0 degré (horizontal). Un tube en alu est introduit sur l'arbre moteur de 6mm pour créer une rallonge. Cela servira à maintenir le bon angle pendant le collage du couple avec le moteur en place (j'ai mis -7 degré, dans la pratique, c'est bien), j'ai mis également un "soupçon" d'anticouple à droite. Un large congé en résine + fibre renforce le couple de l'intérieur du fuso.




Moteur en place et contrôleur fixé par velcro sur le coté.


Le Train d'atterrissage FES :
C'est une magnifique pièce tout carbone fabriqué par la société WEMO EZFW (Dietmar Werner). Un petit bijou parfaitement réalisé avec des ajustements précis et des éléments carbone parfaitement moulés, lisses aux arêtes polies. Superbe ! un concurrent certain pour d'autre marque de train rentrant. D'un poids modéré (300gr) avec la roue de 90mm, cette version échelle 1/4 est parfaitement adapté au Discus. Un système de bride retient l'avant dans un couple en CTP et permet un léger débattement angulaire. L'arrière est fixé par deux silentblocs costaud sur un couple en CTP. De fait, on dispose d'un amortissement suffisant pour bien encaisser les atterrissages d'un planeur de 5 à 7kg, c'est parfait :-) je l'ai choisi avec l'arceau "pousse trappe", le garde boue et les silents blocs. J'ai choisi un servo standard Savox pour le commander. Deux couples costauds en CTP son positionnés et solidement collés dans le fuselage. J'ai choisi un position assez avancé pour ce train et découpé une trappe à un seul volet articulé par deux charnières classiques et rappel par élastique. Je sais, ce n'est pas très maquette, mais c'est simple, rationnel et fonctionne parfaitement ! par ailleur, j'ai été contraint de charcuter (à la dremel) les renforts en fibres d'origine du fuselage pour loger l'ensemble, pas facile :-(
en photos :






Mise en place d'un patin de protection en PVC sur le tiers avant du fuselage incluant la trappe (cela permet de poser sereinement avec ou sans train sorti).



Les Ailes :
Que du classique, avec une prise DB9 à l'emplanture pour le raccordement automatique des 3 servos (aileron, volet et aérofrein). L'ajustement dans les empreintes prévues est parfait. Soudure de rallonges coté aile et mise en place d'une nappe de câbles servos de l'emplanture jusqu'au récepteur. les guignols réglable en laiton et les caches servos sont fournis dans le kit. Mise en place par petites vis M2.


Volet :


Aérofrein :


Aileron :


Installation Radio :
Le servo de direction est fixé sur le coté de la cabine, le support du mini récepteur est en place ainsi qu'une prise MPX pour l'accu secours réception.


L'accu secours est installé juste derrière le train d'atterrissage (centrage), un nimh Eneloop 2000 mah 4,8V. Le récepteur est installé (velcro), je protège chaque voie servo par un module de sécurité fusible au cas ou !!! (sauf pour le contrôleur et la profondeur, car de toute façon si le servo lâche le planeur est mort !)


Le support accu de propulsion est positionné devant le train. Il pourra être avancé pour le centrage. Les supports sont fixés par vis à travers le fuselage en emprisonnant le patin PVC.


Verrière et Cockpit :
Comme évoqué précédemment, la verrière est fourni fixée sur un cadre articulé pour basculer latéralement, mais rien n'est prévu pour le pilote et le tableau de bord. Sans faire maquette exacte, mais avec quelques accessoires, il est possible de donner un peu de réalisme à ce planeur. Un pilote léger est polystyrène (Topmodel), un tableau d'instrument simple, quelques formes en balsa et CTP fin, des manches, feutrine, autocollants et le tour est joué :-) Le tout est fixé sur le cadre par quelques vis de sorte que l'aménagement bascule avec la verrière. Simple, pratique et léger.





Les Derniers ajustements de l'équipement radio; Vous remarquerez la balise de signalement Beacon AM Dronovia, juste devant l'accu de propulsion. Des roulettes d'extrémités sont collées pour protéger les saumons des ailes.





La Decoration :
ça y est, j'arrive au bout avec une deco très "Helvétique" à base de rouge et de gris que je trouve plutôt sympa, d'autant que je n'ai pas de planeur de ce style dans ma flotte ...






Au final, nous nous trouvons en présence d'une belle machine de 4 mètres qui restera encore aisément transportable dans un véhicule standard :-)

Essais en Vol et conclusion :

Nous y voila, ce Discus 2B est devenu comme je le souhaitais une sorte de maxi Lentus, c'est à dire un planeur facile que l'on vas sortir tous les jours pour voler souvent ! :-))
Toutefois, je vais bien sur développer, car il faut quand même modérer mon propos par rapport à son petit frère en Elapor. Tout d'abord la mise en œuvre et le décollage. Arrivé sur le terrain, il faut peu de temps pour assembler le planeur; on monte les ailes facilement avec les prises DB9, on met la goupille de sécurité, on enfiche les deux winglets, on branche les deux prises Accus et s'est terminé !!! donc comme le Lentus. Le planeur affiche 4 mètres d'envergue et une masse approximative de 6,5 kg avec le train rentrant. On est largement plus du double de masse que le Lentus et il faut en tenir compte.
Le Décollage est relativement facile et sécurisant sur piste en dur ou en herbe rase avec une phase de vol décollage (volets très légèrement baissés et profondeur trimé à cabrer). Bien campé sur son train d'atterrissage le planeur part droit et accélère rapidement, la motorisation est bien choisi, ouf !! en une dizaine de mètres le planeur décolle sereinement. J'ai même été surpris par jour de grand vent par la portance du planeur en moins de 5 mètres de roulage, impressionnant. La montée se fait en sécurité à 7-8metres secondes. A 200 mètres d'altitude on peut doucement remettre à plat et couper le moteur.
Le planeur vole bien et même très bien ! pas de grosse surprise un Discus est conçu pour cela, la vitesse d'évolution est bonne n'y trop, n'y trop peu, c'est parfait. Le planeur parcourt la plaine avec un faible taux de chute preuve d'une bonne finesse. Le look est agréable et les passage bas sont de toute beauté. Les commandes sont homogènes sur tous les axes et c'est bien agréable. Lors des premiers vols je trouvais le Discus un peu chatouilleux et vif, pourtant en mettant (un peu) d'exponentiel à la profondeur et en réglant bien le centre de gravité, le planeur est devenu agréable ou peut être que c'est moi qui m'y suis habitué tout simplement :-)
L'allongement modéré, des cordes d'aile généreuses, la forme de l'aile caractéristique et le dièdre généreux en font une machine de "gratte". Il peut voler et enrouler les thermique doucement et accélérer pour de beaux passages et de superbes restitutions, agrémenté d'une voltige de base. La dérive est très efficace grâce au dièdre généreux, perso j'adore car on peut tout faire à la dérive virage et spirale large ou serré avec ailerons en contre. J'ai mis un mix aileron vers dérive de 50%. Pour les phases de vol outre celle de décollage, j'ai également la "thermique" volets très peu baissé (1,5mm) et la "Vitesse" volets et ailerons relevés (1mm). D'ailleurs le planeur s'en sort plutôt bien dans le vent grâce à sa masse et en lui gardant toujours de la vitesse. C'est bien un appareil qu'il faudra piloter en permanence (pas de gyro dans ce modèle) et c'est plutôt agréable. Il ne s'adresse pas à un débutant en la matière mais à des pilotes moyens voir confirmés pour en tirer le meilleur. Il ne faudra jamais oublier sa masse qui n'est pas un handicap pour le vol (même thermique) mais qui vous rappelle à l'ordre en cas de décrochage : pas violent certes mais bien présent !
L'atterrissage est relativement facile, train sorti volets fortement baissés et aérofrein à moitié sortie l'approche semble paisible. Attention toutefois à l'effet d'échelle, lorsque le planeur passe devant vous. La pente de descente est plus ou moins forte en fonction du vent de face, de presque parachutale dans la tempête à douce par temps calme. Il faudra être doux à la profondeur pour l'arrondi finale car la planeur est très haut perché et le train très avancé, cela peut conduire à des rebonds ou des appontages pas terribles :-(
L'autonomie de vol permet de faire plusieurs belles montées et les 30mn de vol sont possible sans ascendances avec un pilotage cool, c'est excellent.
Vous l'aurez compris, ce beau 4 mètres "passe partout" vous accompagnera souvent dans vos séances de vol, une valeur sûre qui volera sur tous les terrains et par tous les temps, un peu comme notre Lentus !
