Résurrection
Yahah ! Les vilains ne meurent jamais. Le Flip, cette nuit, a ouvert la porte de son antre au fond de notre jardin et est revenu vers nous en faisant de petits sauts de puce.
Oui, parce qu'après observation en plein vol, il ne se déplace que par sauts de puce. Je lui avais oublié ce mauvais penchant.
Revenons un bref instant sur son histoire :
=> Octobre 2009 : Le Flip prend vie, sous les pattes agiles de Kang et des miennes hésitantes.
=> Octobre 2009 + 1 semaine : First fly, Kang gère totalement, moi beaucoup moins.
=> Décembre 2009 : Le Flip est à son apogée, on l'aime, et on aime le voir voler dans la neige.
=> Janvier 2010 : Période d'hibernation de la petite créature
=> Mars 2010 : Le drame. L'adorable passe sous les roues d'une voiture
=> Avril 2010 : Sombrant dans le désespoir et la mélancolie, Kang décide d'acheter un Flip 2.
Nous en étions là. Plus précisément, cela fait une bonne semaine que mon kangourou s'occupe de monter le kit et nous étions prêt à voler.
Il m'avait dit : " Si tu le photographies au premier vol, je suis sur que ça lui portera malheur, c'est comme ça, chez les modélistes ".
Et j'avais répondu : " Gna gna gna. "
Et nous avons volé. Et ce fut une grande dégringolade.
THE malédiction.
Notre contrôleur est tombé en panne, ensuite du moteur. Le centrage cafouillait, le vent trop violent pour lui le projetait de bourrasques en bourrasques. Finalement, notre batterie produisait de faux contacts.
Kang se chargea alors de remplacer tout le système défaillant par celui du Flip n°1.
Mais ce ne fut pas assez. Le pôle négatif de notre batterie du premier modèle était complètement oxydé, avec du vert de gris infiltré sous la gaine de protection. Je crois qu'on est maudit de la batterie, décidément.
On a quand même pu revoler un peu, mais le jeunot a une tendance certaine à se prendre pour un aigle. Il monte, décroche, pique comme un malade et essaie de nous scalper. Puis il remonte et se rétablit. Et il recommence.
Lorsque l'on essaie de lui faire prendre une ligne droite, il avance en punk rebelle en bondissant, je descends, je rebondis, je descends, je descends, vlouf, je rebondis, ah ah t'as eu peur hein. La meilleure façon pour Kang de le contrôler était de lui faire enchaîner des Z courts.
Comme ça faisait perpète que je n'avais pas touché aux commandes, mon cher pilote a essayé de me passer l'émetteur au cou. Je n'ai même pas eu le temps de poser mes pouces que le Flip descendait déjà, et d'une façon tellement aléatoire ! J'en fus déconfite et troublée.
Pour me consoler, Kang me fit part du constat suivant : quoi qu'on en dise, et même s'il le croyait lui même, ça n'est pas un planeur pour les débutants. Trop vif, trop espiègle et trop incontrôlable. Pour lui, il est nécessaire de savoir déjà conduire de bons formats pour ne pas se laisser surprendre.
C'est dommage, parce qu'il est méga joli ce petit planeur aux grandes ambitions. Seul bon point du jour : pour atterrir pas de problème, il suffit de le laisser tomber dans les hautes herbes.
On en est resté là dessus. Avec quelques images.