La semaine dernière, le ciel était à l'image d'un gros bon bol de flocons d'avoine macérés dans du lait. De quoi vous donner envie de le laper à la petite cuillère.
C'est sous ce vent du sud que nous nous sommes épanouis librement, les yeux dans les nuages, et l'ASW22 sifflotant ses douces risettes.
Les photos en ressortant sont fortement contrastées, j'ai donc essayé de prendre un maximum de plans d'ensemble, quitte à avoir un planeur noir. Je teste également l'option musique du diaporama, histoire de voir ce que ça donne.
Paix, amour et papillons, chers lecteurs.
( Et pour ceux qui ont oublié de suivre l'actualité, le Solar Impulse vole, ça y est ! => lien vidéo )
On va flirter une fois de plus avec les couchers de soleil et chantonner gaiement un air pacifique.
( Musique entêtante de 17 Hippies )
A la fin de la vidéo, vous trouverez les caractéristiques actuelles de la bêbête. Et à propos du chariot, du décollage et du reste, on va vous pondre un de ces jours un article dessus. C'est en prévision, comme on dit.
Je reviens vers vous avec cette petite présentation d'un chariot de décollage efficace et relativement simple à mettre en œuvre, contrairement à mon chariot avec direction.
Je suis partie sur la base d'un chariot assez simple que l'on peut trouver sur internet chez topmodel Cz je crois. voici le lien :
Ce chariot ressemblant à une diligence 🙂 par sa forme et ses grandes roues à rayons est intéressant pour plusieurs raisons :
il est relativement léger, plutôt haut sur patte donc une bonne garde au sol pour l'hélice et ces flancs réglables permettront également de régler l'incidence de l'aile pour le décollage, intéressant !
Il permet le décollage en sécurité des planeurs moyen à grand, je l'utilise personnellement pour mon Alpina 4001 et mon Thermik XXL . Je pense raisonnablement qu'un 6 mètres de 10kg ne devrait pas lui faire peur !
Voyons les améliorations possible en détail et en photos :
1) Les mousses de protection support de l'aile sont un peu dure. Pour limiter les rebonds, je les ai doublé et ajouté une bande de mousse tendre. Cela donne une assise "amorti" et plus haute et permet également de descendre légèrement les volets sans forcé sur l'assise. Des taquets ont été ajouté au bord d'attaque pour compenser l'épaisseur.
2) Les flancs étant réglables, ils sont incliné légèrement vers l'arrière pour obtenir un angle d'incidence d'environ 6 degré par rapport au sol pour faciliter le décollage.
3) Un guidage supplémentaire est mis en place pour l'avant du fuselage, au niveau du bord d'attaque. Ce maintien permettra de corriger plus facilement la trajectoire du chariot par action sur la direction du planeur.
4) Les voies des train roulant sont élargie de 25cm à 50cm avec des axes de roues plus long. Le centre de gravité s'abaisse et la stabilité du chariot est grandement améliorée. Celui ci sera moins sujet à se retourner en cas de "départ musclé".
5) Les axes en acier sont remplacé par des joncs carbone de 8mm monté sur roulements à billes . Le gain de poids est important et la rotation des roues se fait sans effort.
6) Des moyeux en aluminium sont adapté sur chaque roues pour les rendre solidaire de l'axe en carbone, ainsi plus d'effet différentiel. Le chariot garde bien son cap au décollage !
Ces quelques améliorations suffisent à rendre le départ beaucoup plus sûr quelque soit le type de terrain, une vidéo suivra bientôt :-))
Voici quelques photos de mon Lentus dont j'ai remplacé le fuselage il y a quelques temps.
J'en ai profité au passage pour revoir l'installation radio dans le Cockpit. J'ai collé le renfort carbone trouvé sur internet dans les forums, à l'avant du fuselage. Très Legé, il protège parfaitement le dessous du planeur. Je l'ai peint en blanc pour l'esthétique, c'est super !
La déco générale du planeur est beaucoup plus sobre que l'originale. Je me suis inspiré de ce qui avait été fait par Pierre Alban (Modèle Magazine et "Les Jivaros"). Je trouve que cela rend bien !
Qu'est-ce qui m'arrive ??? Deux articles sur deux nouveaux planeurs en deux mois, du jamais vu. En fait, ce nouveau projet arrive juste en fin d'année en remplacement d'un projet avorté au bout d'un an et demi, l'ASH31 d'Horizon Hobby - Hangar 9 qui est un échec commercial évident, le constructeur ayant été incapable d'honorer les précommandes de nombreux clients déçus !!!
C'est donc vers un JS1 revelation ailes full carbone que mon choix s'est porté. Ce planeur en version 6 metres est fabriqué par la société Fly-Composites basé en Allemagne. Une commande qui a été honorée et livrée dans les temps estimé (3 mois)..
Longueur : 0,9m Poids : 500g Moteur : Speed 400 Plus 7,2v Hélice : repliable Pushprop 5,5X4 Accus : Lipo 2S 1200mah Caractère : tranquille Aime : traquer la bulle en douceur N'aime pas : la voltige
Le motoplaneur de début par excellence !!! ce modèle de taille très modeste est vraiment surprenant. D'abord, il n'est pas nouveau et commence à dater et il est remplacé aujourd'hui par d'autres modèles plus à la mode (elektro-rokkie ou easy-glider pour ne citer qu'eux). Cependant je l'ai acquis récemment et peu de magasin le diffuse encore.
Ce simple deux axes à moteur ferrite en pylône est tout simplement une petite merveille, à tel point que même un pilote avancé peut retrouver le plaisir du pilotage deux axes sans que cela ne soit péjoratif car les performances sont là. Cela est certainement du à la masse réduite qui nous donne une charge alaire de 25g/dm2 et surtout à l'excellent profil de l'aile : un Wortman FX 63-120. Le tout associé à des cordes d'aile généreuses et vous obtenez un planeur très gratteur capable d'évoluer à une vitesse ridicule.
Le taux de chute est très faible et même sans ascendance un vol de 30 à 45mn est envisageable avec une simple lipo 2s en 1200mah. Le petit moteur ferrite n'est certes pas très vaillant mais suffit pour évoluer et atterrir calmement (tout ce qu'il faut pour le débutant).
Ce planeur se lance à la main sans courir et si vous avez une piste en lisse, il peut décoller seul grâce à son système de train + balancines astucieux. L'atterissage est une formalité et si le débutant hésite il suffit de viser des herbes hautes au moment de toucher le sol. Compte-tenu de la masse très réduite aucun dégât n'est à craindre. Le modèle est fortement auto-stable et à tendance à revenir à plat de lui-même, bref une vrai réussite et je ne résiste pas à vous montrer le décollage de la bête avec ma satisfaction, c'est énorme !!!
Sortez vos bobs, mes amis, car ça fiente sec sur les chaos.
Nous voilà partis en excursion dans une superbe réserve ornithologique, à 12 kilomètres des côtes.
Partout autour de nous, à gauche, à droite, en travers, à travers, ça piaille et ça criarde, ça volette et ça gazouille.
Vous trouverez dans le diaporama suivant quelques inévitables sternes, mais également des cormorans, des fous de bassan et un faucon pélerin solitaire, prêt à grignoter quelques plumes de pigeons voyageurs harassés.
C'est l'été, et comme c'est l'été, nous ne pouvons nous empêcher de faire voyager un chouia nos planeurs.
Voici donc quelques illustrations du Spirale on the beach, l'hélice bronzée et le fuselage marin.
Ceci dit, voler sur le bord de mer, c'est loin d'être rigolo. Le vent était de la partie et virait de biais, nous entrainant tantôt vers les dunes, tantôt vers le large. C'était donc du pilotage musclé pour un kangourou sportif.
Heureusement pour nous, à marée basse, on ne manque pas de place pour se poser.
Quoiqu'à la réflexion, vu le peu de public et l'absence d'indications, je ne suis pas certaine qu'il s'agissait réellement de portes ouvertes. ^^'
Mais bon, nous étions parti dans l'idée de voir des avions voler, et ça volait. Les portes des Hangars n'étaient pas fermées, et nous nous sommes promenés dans la zone publique.
Pour commenter un peu les photos, il devait y avoir quelques baptêmes de l'air en Robin, un avion de voltige jaune guêpe qui enchainait ad vitam eternam les boucles et les renversements, et un twin astir remorqué direction le ciel. Quelques buses tournicotaient au dessus du termac, et deux gens se les tournaient dans un transat avec la nonchalance des bienheureux.
J'ai surtout tenté de faire un panorama des différents appareils, j'ai suivi le Twin dans son ascension, dans son largage, puis dans ses spirales, et quand on en a eu marre, nous avons été voir à quoi ressemblait un parking pour véhicules lourds et encombrants.
Vous remarquerez au passage une aile éventrée en cours de rafistolage, un duo discus en pleine partie de cache cache et le tableau-notice-de-rangement des baleineaux.
( Un jour, mon Twitwin, tu seras grand comme ça ! )
Quelle drôle de titre, hé oui bizarre cette idée, pourtant cela peut devenir intéressant sur le planeur star de Multiplex; regardons un peu dans le détail :
Si comme moi, votre Lentus est équipé du train rentrant et que vous aimez le décollage depuis le sol en mode FES, vous avez remarqué qu'avec la motorisation prévu en 4S et la petite hélice 8X6 ce n'est pas folichon pour décoller, le manque de traction est évident !
Le moins que l'on puisse dire est que si vous tentez de décoller d'une petite bande de bitume dans la campagne avec une place restreinte autour, Le risque de taper l'hélice est grand.
On peut quand même tenter d'améliorer les choses avec cette petite astuce.
Le principe étant de remplacer le moteur d'origine (900 kv) par un autre de 1100 kv qui va tourner un peu plus vite toujours en lipo 4S.
Le moyeu d'hélice passe en tripale en conservant une 8 X 6.
Ces deux modifications suffisent pour obtenir une traction supérieur avec une sécurité accrue au décollage.
J'attire votre attention sur le fait qu'il faut en rester la en terme de kv car j'avais essayé un moteur en 1300 kv, c'est beaucoup trop rapide car risque de rupture de l'hélice !!!
Voici les photos :
Le moteur est un roxxy robbe 1100kv acheté chez weymuller.
Je crois me rappeler que pour la fixation on ne peux mettre que deux vis, sinon il faudra légèrement modifier le support.
Le moyeu tripale et la pince viennent de chez Aeronaut.
Les pales sont bien des 8X6 comme prévu, je les avais entoilé en blanc, mais ça na pas tenu :-(
Le cône tripale à également été trouvé chez weymuller. Il fait 4 ou 5mm de moins que celui d'origine, c'est pourquoi on aperçoit une entretoise en CTP peinte en blanc entre le bout du fuselage et le cône pour compenser.
Je me suis procurer également la housse de fuselage multiplex pour le Lentus, c'est plutôt pas mal :-)
Une vue générale du cockpit.
On aperçoit le train rentrant électrique, voir l'article à ce sujet.
L'avantage ici étant que j'ai une garde au sol légèrement supérieur au train multiplex. Le petit accu 4,8v eneloop est en secours de l'alim bec du contrôleur Kontronik (attention, uniquement valable avec ce type de contrôleur !)
L'accu 4S 2400, le gyro Wingstabi multiplex, le petit contrôleur sur le flanc et la prise pour l'accu de secours.
Le moteur logé dans le support plastique du nez du Lentus.
Conclusion :
Cette petite modification est efficace pour un décollage autonome du lentus. La garde au sol de la petite hélice reste faible, mais le fait d'avoir une traction supérieur permet un départ en sécurité.
Avec un peu de vent de face le planeur décolle en quelques mètres et on évite un roulage trop long avec les risques que cela comporte.
J'ai pu noter au variomètre une montée à 7/8 mètres seconde au lieu de 3/4 avec l'hélice bipale !
Personnellement je maintiens le planeur à la dérive, je mets les gaz à fond et je lâche l'ensemble, normalement tout se passe bien.
Pour éviter que le planeur ne passe sur le nez et tape l'hélice, on veillera à avoir le trim de profondeur légèrement cabreur pour cette phase de vol :-))
Cette fois, et non loin du Mont Saint Michel, nous découvrons des kilomètres et des kilomètres de baie, ses polders et ses chars à voile.
Des oeufs de gravelots à collier interrompus nous saluent, tandis que nous gagnons une plate bande dure.
Quelques normands à bottes nous dépassent, les sacs plein de bestioles méconnues.
Ca fleure bon les prés salés et des moutons bèlent sagement, histoire d'ajouter à l'ambiance.
L'idée du jour, c'est d'atterrir où on veut, comme on veut et de faire mille et une galipettes célestes.
Chose faite, l'Alpina boucle et enchaine plus de tonneaux que pourrait en contenir une cidrerie. Le bon air marin le gagne, et le vent qui souffle porte ses ailes. Il trace et fait des pointes de vitesse à en défriser des langoustes.
L'aéromodèlisme en bretagne, ça dépote des bigoudènes.
Parce qu'il fait beau. Trop beau. SUPER MEGA BEAU !!!
Et qu'on cuit comme des cochons de lait sur le tournebroche de l'univers, et qu'en plus, on aime bien ça.
Donc, au pied du lit, dès l'aurore, nous nous sommes aventurés dans la campagne trouver une zone où les cultures n'étaient pas encore fleuries.
Le terrain choisi était un chouia près des habitations et près des nids d'hirondelles, mais c'était le seul possible, puisque avant de décoller, il faut déjà savoir où l'on va atterrir.
Moi, j'ai galéré au possible, et j'ai viandé méchamment le Spirale à plusieurs reprises.(Et c'est là que je dis, vive la double commande, Kang a pu sauver le ptiot de la casse juste à temps.)
Kang a assuré avec sa grosse bête, malgré un atterrissage délicat. (herbe rase, on a fait un dérapage de doux dingue dans la poussière, puisqu'il n'y avait rien pour freiner le planeur)
Rétrospective du 7 et 8 avril 2012 avec notre ami l'Alpina.
Ce lointain samedi, le grand oiseau bleu se pavanait dans un ciel pour le moins unicolore et sans parfum, ce qui nous donnent des photos pour le moins grises et tristounes.
Cependant, de mes yeux vus, la bête était là et en bon poil, puisqu'elle virevoltait comme un pinson dans l'air.
Le lendemain, dimanche 8 avril, le temps était déjà plus hallucinogène. Tout noir d'un côté, tout illuminé de l'autre.
Ça fleurait bon les premiers arômes de printemps, pour peu que l'on oublie la brume et les nuages.
Aujourd'hui, temps chaud sous vent froid. On a sorti l'haricot-guêpe afin de taquiner les quelques thermiques ambivalentes, sur une petite route de campagne.
Le décollage était top. Toujours au chariot, la bestiole part court et monte droit.
Le chariot se positionne dans les buissons, une fois la charge larguée.
Il ne reste plus qu'à le sortir de son camouflage pour profiter des suites du vol.
La voltige était - comme de plus en plus souvent - au rendez-vous.
Boucles, tonneaux, renversements... Ça part même parfois en huit cubain. (et prochainement, en neuf de Pâques. Boutade. Ah ah.)
Seulement, on a eu l'occurence qui forge le vocabulaire, le déclenché qui délie la langue.
Ca a fluté.
C'est à dire que lors d'un piqué plein badin, le Kangourou a essayé de redresser le monstre, qui nous a nonobsté de toute sa superbe, allant toujours plus vite vers le sol.
Les gouvernes de profondeur ne répondaient plus. Et ça piquait toujours.
Angoisse.
Et puis c'est reparti.
Et tout s'est bien terminé pour la guêpe et nous, après un bel atterrissage en pente, certes un chou long, mais maitrisé.
Mais on a eu de la chance, le fluté de gouvernes a souvent pour conséquence un crash dramatique.
Petits veinards que nous sommes.
En tout cas, et pour conclure, ce vol dépotait des meuhmeuh.
Et vivement l'été.
A noter : nous avons croisé une buse albinos. Elle aussi était parti plumes toutes vers la pompe.
Elle nous a accompagnée dans nos folles montées, c'était bien funny. Mais pas réussi à la prendre en photos, ça sera pour une prochaine fois.
Un climat tellement doux qu'une brume humide drape les formes de la Champagne pouilleuse, la rendant floue et distante.
Cependant, Monsieur Alpina Schtroumpf perfore l'ambiance aqueuse par des passages plein badin.
Le Kang a dompté la bête, qui sait se retourner la crêpe dans tous les sens, avant de se poser avec délicatesse et courtoisie au creux de la terre molle.
Autrement dit : " Quand vous êtes mal partis avant de décoller, décollez-pas. "
C'est ce que l'on aurait du deviner, après avoir vu partir en fumée notre bien-aimé chargeur. Pas de batterie, pas de vol, sauf si on bidouille pour siphonner quelques électrons salutaires.
On l'a fait, et on peut vous le dire, c'était une mauvaise idée.
Le Nimbus n'a pas su décoller, faute d'énergie en quantité suffisante. Il s'est fait ballotter par le vent comme un cocotier du Pacifique. L'aile s'est balancée, a ripé sur le sol et le planeur s'est remis droit, avant de faire un saut de puce hors chariot.
Et pouf, notre pâle d'hélice s'est fait éjectée d'une pichenette par le choc.
Pas de casse sinon. On s'en sort plutôt bien.
Histoire de conjurer le sort, je vous mets une vidéo du Nimbus de la semaine dernière, vol qui s'était fort bien déroulé.
Nouveau vol, tout frais, tout bien, avec un fort courant d'air dans le pif. Toujours aucun nuage à l'horizon, on nage dans le grand bleu.
L'amiral va bien, il s'est trouvé dans la campagne profonde un lointain cousin de son propre chariot, plutôt destiné au décollage des betteraves que des grandes plumes. Comme il manquait tout de même deux roues arrières, nous n'avons pas procédé au change.
( Puis la légalité, tout ça... )
( Hu hu. )
C'était une matinée riche en passages. Nous ont croisés : un ronchon et sa saucisse de chien, deux jeunes vieux sympathiques, une voiture jouet, un joggeur et un pigeon.
A cause de la pente, nouvel atterrissage de travers, dos à la ville.
Parce qu'il s'agit d'une des plus belles vidéos postées sur internet depuis un moment, je me permets de la mettre aussi sur ce blog, tout de suite, immédiatement, et sans attendre la rentrée.
Vous aimez les voyages ?
Ben voilà une jolie carte postale, filmée du haut d'un petit hélicoptère radiocommandé.
Autant dire que l'émotion est là. Palpable. Lumineuse. Effervescente.
Et que si les mains du pilote ne tremblotent pas de joie, c'est dû uniquement à un self control émérite.
Voilà, notre nouvelle bestiole vient de voir le jour. Plusieurs mois auront été nécessaires au montage.
Au départ, nous ne pensions la recevoir qu'à Noël, puisque les délais de commande sont assez long et que notre canne à pêche à rayure provient d'Allemagne.
Cependant, coup de bol, le magasin l'avait en stock et nous l'avons assez rapidement reçu. Il a fallu ensuite réunir les pièces, et bâtir le tout.
Et c'est ainsi que la Guêpe fredonna dans les airs pour la première fois, en ce beau 31 juillet 2011.
Comme le veut la tradition, le premier "vrai" first fly s'est fait dans l'intimité, au lever du soleil, et sans appareil d'enregistrement d'aucune sorte.
Nous sommes retournés le même soir afin de prendre les premières photographies.
On vous parlera plus en détail de ses caractéristiques techniques, dans un petit article de présentation. Pour l'instant, voici simplement les premières impressions de notre vol en odorama, entre l'herbe tondue de près et les tas de fumier fraichement ventilés.
Le décollage est niquel. C'est probablement le planeur qui s'adapte le mieux au chariot. (lui-même adapté pour l'occasion.)
Il part assez court. Aujourd'hui, il n'y avait pas de vent, mais il part assez court en toutes circonstances, il paraît.
Dans les thermiques, il monte facilement. Mais les aérofreins (électriques, s'il vous plait) le font tomber comme une flèche au besoin.
Les premières spirales se sont bien passées, même si une petite faiblesse sur une aile.
Le vol s'arrêtera prématurèment, car un des caches aéfs est en train de s'envoler, la colle de fixation étant un peu légère.
L'atterrissage peut se faire de précision sans difficulté. A savoir qu'il allonge à la demande, mais raccourcir, c'est un peu plus délicat.
On constatera une fois posé qu'un des servos était en panne, ce qui peut expliquer la faiblesse précitée.
Retour à l'atelier pour réglages et on retourne voler prochainement.
Yahah ! Les vilains ne meurent jamais. Le Flip, cette nuit, a ouvert la porte de son antre au fond de notre jardin et est revenu vers nous en faisant de petits sauts de puce.
Oui, parce qu'après observation en plein vol, il ne se déplace que par sauts de puce. Je lui avais oublié ce mauvais penchant.
Revenons un bref instant sur son histoire :
=> Octobre 2009 : Le Flip prend vie, sous les pattes agiles de Kang et des miennes hésitantes. => Octobre 2009 + 1 semaine : First fly, Kang gère totalement, moi beaucoup moins. => Décembre 2009 : Le Flip est à son apogée, on l'aime, et on aime le voir voler dans la neige. => Janvier 2010 : Période d'hibernation de la petite créature => Mars 2010 : Le drame. L'adorable passe sous les roues d'une voiture => Avril 2010 : Sombrant dans le désespoir et la mélancolie, Kang décide d'acheter un Flip 2.
Nous en étions là. Plus précisément, cela fait une bonne semaine que mon kangourou s'occupe de monter le kit et nous étions prêt à voler.
Il m'avait dit : " Si tu le photographies au premier vol, je suis sur que ça lui portera malheur, c'est comme ça, chez les modélistes ".
Et j'avais répondu : " Gna gna gna. "
Et nous avons volé. Et ce fut une grande dégringolade.
THE malédiction.
Notre contrôleur est tombé en panne, ensuite du moteur. Le centrage cafouillait, le vent trop violent pour lui le projetait de bourrasques en bourrasques. Finalement, notre batterie produisait de faux contacts.
Kang se chargea alors de remplacer tout le système défaillant par celui du Flip n°1.
Mais ce ne fut pas assez. Le pôle négatif de notre batterie du premier modèle était complètement oxydé, avec du vert de gris infiltré sous la gaine de protection. Je crois qu'on est maudit de la batterie, décidément.
On a quand même pu revoler un peu, mais le jeunot a une tendance certaine à se prendre pour un aigle. Il monte, décroche, pique comme un malade et essaie de nous scalper. Puis il remonte et se rétablit. Et il recommence.
Lorsque l'on essaie de lui faire prendre une ligne droite, il avance en punk rebelle en bondissant, je descends, je rebondis, je descends, je descends, vlouf, je rebondis, ah ah t'as eu peur hein. La meilleure façon pour Kang de le contrôler était de lui faire enchaîner des Z courts.
Comme ça faisait perpète que je n'avais pas touché aux commandes, mon cher pilote a essayé de me passer l'émetteur au cou. Je n'ai même pas eu le temps de poser mes pouces que le Flip descendait déjà, et d'une façon tellement aléatoire ! J'en fus déconfite et troublée.
Pour me consoler, Kang me fit part du constat suivant : quoi qu'on en dise, et même s'il le croyait lui même, ça n'est pas un planeur pour les débutants. Trop vif, trop espiègle et trop incontrôlable. Pour lui, il est nécessaire de savoir déjà conduire de bons formats pour ne pas se laisser surprendre.
C'est dommage, parce qu'il est méga joli ce petit planeur aux grandes ambitions. Seul bon point du jour : pour atterrir pas de problème, il suffit de le laisser tomber dans les hautes herbes.