BZH, épisode 3.

Premiers rayons de soleil noyés entre deux nuages, et premier jour sans grain. Pas de vent, ça commence à devenir bon.

L'Alpina a découvert avec joie les quelques rocheuses de la plage, et caquette au dessus de l'océan comme un goéland en quête de far.

(Ce qui fait beaucoup de bruit. On peut témoigner. )

Naturellement et comme nous respectons profondément tout ce qui vole, nous n'allons jamais près des falaises, et restons au dessus de l'eau. Les mouettes, d'ailleurs, nous ignorent profondément.

Sporadiquement, on en voit une qui passe, qui nous toise et qui nous tourne le dos.

(Ce qui est bon signe. "Fiente de mouette, tempête, fiente de goéland, beau temps.")

Globalement, nous sommes profondément tranquilles, tous les trois. Quelques pécheurs viennent titiller les crustacés mais plusieurs kilomètres de silice s'étendent de la pointe à gauche à la pointe à droite.

Kangouzu gère à fond les atterrissages "à la bretonne", sur des zones courtes et malgré les touch and go à la pose.

Nous avons du surprendre les campeurs qui au loin, de leurs bungalows, ont vu passer un oiseau bien inhabituel.

Une demi-heure de vol plus tard, on peut le dire, la Bretagne, ça nous gagne.